Peter Marigold à la Fat Galerie

Etagères Octave. Photo © Peter Marigold.

La Fat Galerie présente, du 15 mai au 28 juin prochain, le travail de Peter Marigold, un jeune designer britannique tout juste sorti du Royal College of Art. Avec ses meubles faits de branches ou d’éléments récupérés, ce créateur conçoit des meubles originaux, entre recyclage et détournement.

Avec ses meubles modestes faits de branches, de cagettes en bois ou de cartons de récupération, avec son allure plus surfeur que dandy, Peter Marigold semble s’éloigner de toute caricature du designer « mode ». Chez lui, pas de couleurs vives ni de contours léchés, mais une réflexion sur la nature, l’existant, les matériaux traditionnels ou recyclés, un questionnement sur notre relation aux biens matériels. En bref : un style à la fois familier et en même temps subtil et décalé.
Dans sa série des Box Legs, il propose par exemple de réutiliser les cartons d’emballage, en leur ajoutant des pieds assez simples ou plus stylisés, afin de les transformer en coffres, en malles ou en petites étagères.
Esthétiquement plus aboutis, ses meubles des séries « Flauna » (contraction de flora et de fauna) et « Octave », sont réalisés à partir de branches coupées en quatre dans leur longueur, en suivant leurs sinuosités éventuelles. Chaque partie vient ensuite, une fois séparée des autres, se fixer à un ensemble de plateaux réalisés sur mesure, et servir de piètements à des étagères à l’esthétique inattendue.

Apparaissent ainsi des objets aux contours aléatoires, et pourtant totalement maitrisés. Dans un autre registre, ses Skin tables semblent dévoiler l’intérieur du moule qui a permis leur fabrication, rapprochant ainsi la forme finale de sa technique de fabrication.
Explorateur, Peter Marigold interroge la géométrie souvent curieuse du monde qui nous entoure. Il questionne la capacité du designer à générer, avec légèreté et économie, une intervention produisant du sens.
Ni tout à fait minimaliste ni simplement baroque, Peter Marigold propose un design sophistiqué mais sans ostentation ni ornementation gratuites. Réduisant souvent le rôle du designer à son minimum – un principe de découpe, un « collage » entre éléments d’origines variées… – il situe son intervention sur des zones infimes, parfois presque imperceptibles, mais capables de générer en elles-mêmes de nouveaux comportements ou de nouvelles approches esthétiques.

Alexandre Cocco

A voir aussi, dans le même esprit, l’article que nous consacrons au travail d’Andrea Branzi.

Plus d’infos :
Site de Peter Marigold
Site de la Fat Galerie

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Une Réponse to “Peter Marigold à la Fat Galerie”

  1. Le mobilier sur-mesure de Raw-Edge Studio « La revue du design Says:

    […] du Royal college of Art de Londres, ont récemment dévoilé, lors de l’exposition de Peter Marigold à la Fat Galerie, leur projet Tailoring furniture, des meubles réalisés à partir de feuilles de papier ou de […]

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