Bonnes et mauvaises pratiques du web

Qu’Internet ait bouleversé notre rapport à l’information et à la connaissance, plus personne n’en doute. Qu’il ait également, dans le domaine du design, permis à des créateurs de se faire connaître plus rapidement, à des auteurs ou critiques d’exprimer leurs points de vue, à des écoles de communiquer différemment n’est pas non plus discutable. Mais quand il devient un lieu ou seules comptent l’autopromotion et la chasse au référencement, et qu’une école de design et de décoration nous contacte en nous proposant le marché suivant : « parlez de nous et nous parlerons de vous », quelques questions commencent à se poser.

Les échanges de liens sont, on le sait, une pratique courante d’Internet, destinée avant tout au fonctionnement du moteur de recherche de Google qui se base principalement sur le PageRank d’un site, c’est à dire (globalement) le nombre de fois où ce site est mentionné dans d’autres sites.

Cette pratique, dont on peut facilement imaginer quelques dérives, arrive cependant globalement à s’autoréguler, grâce à la complexité des outils de référencement qui associent, dans le calcul du PageRank, d’autres critères plus fins. Elle a par contre amené une modification de certaines stratégies de communication, comme celle que nous évoquons en introduction.

Voici donc le message en question.

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Une école se doit évidemment de communiquer. Elle doit aussi, notamment si elle est privée, être suffisamment « visible » pour attirer à elle le nombre d’élève suffisant à sa rentabilité et à son modèle économique.

Cependant, nous pensons qu’une école de design, discipline se préoccupant d’interfaces entre des objets, des espaces ou des contenus d’un côté, et des utilisateurs de l’autre, doit plus que toute autre maîtriser son imager, soigner ses outils de communication et les fonder sur ses propres pratiques plutôt que sur une recherche pure de visibilité.

Nous conseillerions donc à cette école, pour finir, de relire Mac Luhan lorsqu’il disait que la forme du message définira son contenu, tout au moins la manière dont il sera perçu. Car nous pensons que ce questionnement sur la mise en forme du message ou du projet, sur la manière dont ils seront reçus par l’utilisateur ou le destinataire finaux, c’est justement le travail du designer.

Alexandre Cocco

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