Camisole

Camisole. Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset

Le Centre d’art contemporain d’Enghien les Bains expose, jusqu’au 22 mars 2009, deux projets de la designer Matali Crasset , intitulés Hyperactif et New territories. A cette occasion, la designer a demandé aux photographes Geoffrey Cottenceau et Romain Rousset, avec qui elle avait déjà collaboré sur un projet précédent (« Liebe, sex & aids »), de concevoir deux images autour de l’idée de la maison comme camisole de force. L’occasion de découvrir l’univers de ces deux artistes interrogeant, à leur manière, les relations que nous entretenons avec notre environnement matériel.

Les deux photos sont celle présentée en introduction de cet article, et la suivante : 

Camisole. Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset

Une visite sur le site Internet des deux photographes, que nous vous conseillons vivement, permet aussi de découvrir d’autres de leurs séries, toutes aussi intéressantes. Par exemple :

Vide grenier.
Série réalisée pour l’exposition cohabitations, Biennale Internationale de Design de St-Etienne 2006.

Vide grenier. Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset  Vide grenier. Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset

Bernhardo et les autres
Série réalisée pour le magazine Mode Depesche N°5, janvier 2007, Cologne. Habits: Veronique Branquinho, Kris Van Assche et Berhard Willhelm.

Bernhardo et les autres. Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset  Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset

Touching Surface
Série réalisée pour le magazine Form N°203, juillet/août 2005. 

Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset  Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset

Animaux
Travail de diplôme, 2001, Ecal, Lausanne.

Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset  Photo © Geoffrey Cotteanceau & Romain Rousset

Plus d’informations sur le site des photographes : gneborg.org

Les informations suivantes concernent les deux projets de Matali Crasset, qui sont visibles jusqu’au 22 mars prochain au Centre d’art contemporain d’Enghien les Bains.

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hyperACTif

Il y a des projets qui réveillent, il y a ceux qui endorment et qui flattent dans le bon sens. Il y a ceux qui accompagnent dans le contemporain, en proposant un autre type de confort.
Si l’on prend un peu de recul on s’aperçoit qu’à force de micro-évolution, ce que nous appelons confort n’est bien souvent qu’une entrave à notre nature. Sommes-nous sur cette terre pour légumer sur un sofa, trois heures par jour durant.
Notre maison est notre camisole de force.
Nos structures actuelles proposent un mode de vie figé, dépassé alors que l’époque demande de se reprendre en main. Prenons du recul et faisons l’hypothèse que nos mobilier deviennent complices de notre développement, qu’il nous réveille, nous redonne de la curiosité. Un mobilier soucieux de nous apporter des structures pour faire. Car Faire est le propre de l’homme. Devenons Hyperactif domestique, il y a tant à faire, il est tant d’agir. Retrouvons l’état d’esprit d’ouverture et d’optimisme qui est enfoui au fond de nous. Quittons notre camisole de force et retrouvons l’énergie d’orienter le progrès. L’exposition regroupe des projets qui placent l’action au centre de notre vie quotidienne.

Nouveaux territoires
Les images numériques nous ouvrent de nouveaux territoires insoupçonnés, des espaces mentaux à expérimenter. Tel des pionniers qui arpentent, analysent le sol, étudient la faune et la flore, nous ajustons nos codes de lecture et réinventons nos clefs d’interprétation à chaque découverte. Etre pionnier demande d’être à la recherche de sensations nouvelles ou alors avoir épuisé toutes les ressources d’un lieu et en chercher un autre pour survivre. Être en quête de nouveaux horizons. Quand le plaisir est au rendez-vous on se sent comme augmenté, en prise avec notre temps. A chaque période correspond un type de créativité. Faisons confiance à l’élasticité de notre pensée. L’exposition regroupe des animations qui sont des tentatives d’apprivoiser les outils et leur rendus pour y inscrire ma propre sensibilité.

Il y a peu d’effets, le rythme n’est pas hyper accéléré, juste une impression de lumière qui se colore quelque fois au service d’une narration. Ce sont mes SOFT FICTION. Ce sont des mondes irréels mais qui bien que complètement artificiel semble pacifié. Le blanc y domine comme pour retourner à la page blanche et doucement y faire apparaître des mondes imaginaires. L’humain se soumet au même concept. Le but n’est pas d’y lire un monde meilleur mais simplement de partager une hypothèse.

Un catalogue est publié à cette occasion avec des textes de Stéphane Corréard et Laurence Dreyfus.

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